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Véronique Sternbaum et ses chats d’Afrique
par Sabine Casalonga
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C’est au Gabon, en Afrique, où Véronique Sternbaum a vécu huit ans, qu’elle a découvert la technique unique de ses peintures en relief naïves. Il s’agit de formes modelées avec un mélange de résines naturelles, collées ensuite sur un support en bois et peintes à l’huile. Tous les éléments qui composent ces créations sont d’origines naturelles : graines, coquillages, feuilles, bois, algues, raphia… « Je ressens très fort le besoin d’exprimer mon amour pour la vie et la nature. Ces œuvres sont pour moi une façon de les honorer », explique t-elle. Lors de son premier séjour au Gabon, elle va avoir deux coups de foudre, l’un amoureux pour son futur mari et l’autre artistique. « Un soir dans le salon d’un ami je suis tombée en arrêt devant un tableau. J’ai eu l’impression en quelques fractions de secondes d’entrer et de ressortir de la peinture ». A partir de ce soir là, une véritable obsession va pousser Véronique à percer le mystère de cette œuvre. Elle retourne sur les traces de l’artiste africain Ilélat décédé trois ans plus tôt. Le vieil homme habitait dans une maison en brousse et travaillait à partir de matériel de récupération et de résines d’arbres. Véronique va patiemment tenter de retrouver sa technique si particulière qui n’avait pas été transmise. Elle passe des journées entières en forêt pour chercher des résines et faire des essais. Et à la manière d’un rituel, elle demande à la forêt de l’aider. « Je sentais comme une présence qui me guidait quand je modelais alors que je n’avais jamais dessiner auparavant ». Ses tableaux représentent des scènes animalières (dont un Chat des Forêts Norvegiennes et un lynx) ainsi que la vie quotidienne en Afrique où l’on retrouve souvent un chat. « J’aime ces animaux depuis mon enfance. Je me sens très proche d’eux car ils ont un sixième sens ». De retour en France depuis 1996, Véronique arpente désormais les forêts de nos contrées pour dénicher les résines nécessaires à ses créations. Sabine Casalonga |
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